Briefing

Evaluation de la politique belge d’ incorporation d’agrocarburants - Le cas de l’huile de palme

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Les agrocarburants sont un des principaux moyens choisis par les autorités belges pour « verdir » le transport. Ce briefing montre que, dans le cas du biodiesel d’huile de palme, cette politique met en œuvre un remède pire que le mal :
La surface nécessaire à la production de l’huile de palme brûlée aujourd’hui dans nos
moteurs est considérable, équivalente à la superficie totale de la Région Bruxelloise ;
Ceci augmente les risques de déforestation et de perte de biodiversité dans les pays du Sud, ainsi que les risques d’expulsion de populations locales et d’accaparements de terres ;
Au niveau climatique, le bilan du biodiesel d’huile de palme est pire encore que celui du
diesel fossile remplacé. Son utilisation actuelle en Belgique produit une augmentation des
émissions équivalente à celle qui résulterait d’un doublement du trafic de voiture sur le Ring de Bruxelles ;
Malgré ces effets néfastes, la quantité de pétrole remplacé reste anecdotique,
moins de 0,7% du diesel fossile utilisé en Belgique.

En conséquence, les organisations à l’origine de cette analyse appellent à une révision profonde de la politique menée au niveau belge et européen en matière d’agrocarburants, en particulier au moment où sont prises les décisions pour la décennie 2020-2030, et invitent à envisager d’autres options pour rendre le transport durable.

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