18 mars 2015

Haren : citoyens et associations veulent une ferme ouverte !

Haren, 18 mars 2015 - « L’alternative vivante au projet de mégaprison -Sauver un territoire de 18 ha indispensable à la ceinture alimentaire bruxelloise »

Les associations qui soutiennent le projet sont : Le Comité de Haren, Quartier durable Solid’Haren, CollectifVrije Keelbeek libre !, Le Début des Haricots, Respire, Le réseau des GASAP, La Ferme Nos Pilifs, Le Mouvement d’Action Paysanne (MAP), Quinoa, Entraide et Fraternité, Le Réseau Idée, FIAN Belgium, CNCD –11 11 11.

Conscients de la nécessité vitale de maintenir les terres arables en périphérie de la capitale, ce collectif disposant d’un large éventail de compétences et appuyé par des experts, a élaboré un projet de « ferme ouverte » organisée autour de cinq axes : 1)le maraîchage biologique et les artisans légumiers, 2) les céréales et les artisans boulangers, 3) le petit élevage et les artisans fromagers, 4) le verger et la participation citoyenne, 5) l’éducation, la formation, la réinsertion.

« La ferme ouverte duKeelbeek répond à différents besoins fondamentaux de la capitaleet sa population : préserver les espaces verts indispensables à la santé des bruxellois-e-s, produire sainement et localement une alimentation saine et locale, offrir des activités professionnelles de qualité, proposer des activités pédagogiques en milieu naturel, proposer des activités de réinsertion par le travail agricole »,indique Laurence Van Belle, de l’association « Le Début des Haricots ».

Basé sur des expériences similaires réussies à Bruxelles (Ferme de Neder Over Hembeek, Ferme du Chant des Cailles à Boisfort), en Belgique et ailleurs, la ferme ouverte du Keelbeek pourrait générer des revenus suffisants pour 2 maraîchers d’ici fin 2016, et 5 autres travailleurs à terme, sans subsides au départ. Les activités pédagogiques et de réinsertion, qui elles devraient être subsidiées, pourraient également générer des postes de travail de qualité répondant à des besoins locaux réels.

La ferme ouverte est une alternative vivante au projet de mégaprison de Haren. Le gouvernement fédéral prévoit en effet d’y construire la plus grande prison du pays (1.190 places), sur le terrain du Keelbeek. Alors que de très nombreuses voix s’élèvent contre ce projet problématique, de la magistrature au barreau en passant par les associations spécialisées dans l’urbanisme ou la mobilité, les habitants de Haren et le mouvement pour la souveraineté alimentaire soulignent la nécessité impérieuse d’arrêter de détruire les terres arables et de préserver les espaces verts de la capitale.

Les riverains dénoncent ce mégaprojet qui leur est imposé sans que leur avis ne leur ait jamais été demandé. Le gouvernement Bruxellois répond à leurs interpellations en disant qu’il n’est pas compétent pour une matière fédérale.C’est pourtant bien le gouvernement régional qui décidera de délivrer, ou pas, les permis nécessaires à la construction de la prison.

« Nous adressons ce projet de ferme au gouvernement bruxellois ainsi qu’à tous les députés de la capitale, et souhaitons rencontrer les ministres compétents ainsi que les groupes politiques. Depuis que nous entendons parler du projet de mégaprison, nous n’avons cessé d’interpeller les élus et n’avons jamais reçu de réponses claires à nos questions. Nous subissons déjà les nuisances des infrastructures de l’OTAN, du Ring, de la SNCB, d’Infrabel, de la STIB et l’aéroport de Zaventem. Nous voulons maintenir le caractère semi-rural de Haren, et notre projet de ferme permet de le faire, pas la mégaprison. Haren n’est pas une poubelle. Les élus doivent réagir. » déclare Laurent Moulin, Président du Comité de Haren.

Dans le même temps, un courrier en bonne et due forme sera adressée à la Régie des bâtiments pour demander un bail à ferme précaire qui permettrait temporairement de débuter une activité agricole et de préserver le terrain du Keelbeek.

Contact : fermeouverte@sdu.collectifs.net
Laurent Moulin : 0499 030901, info@1130haren.be