L’Europe est un acteur central dans les accaparements de terre

A la demande du Parlement européen, l’International Institute for Social Studies (ISS) de La Haye et l’organisation des droits humains FIAN ont mené une étude approfondie sur l’implication d’entreprises et acteurs financiers européens dans des accaparements de terre en dehors de l’Union européenne. L’étude conclut que le rôle de l’Europe dans ces accaparements de terre et abus des droits humain est largement sous-estimé. Pour quelques cas d’accaparement, l’étude montre aussi que, de par des structures de financement et d’actionnariat peu transparentes, plusieurs entités privées et financières sont conjointement impliquées dans un même cas. Les auteurs épinglent aussi que des acteurs mandatés par l’État, tels que des banques de développement (dont la belge BIO) et des fonds de pension, sont également impliqués dans des accaparements de terre. Les auteurs de l’étude revendiquent également des mesures légales contraignantes visant à réguler les entreprises et entités financières car, d’expérience, la responsabilité sociale des entreprises (CSR) et les règles internes volontaires des entreprises ne sont aucunement suffisantes et ne constituent pas une protection contre des abus de droits de l’homme.

L’étude est disponible en langue anglaise ici.