19 avril 2018

Lancement du réseau « Occupons le terrain » par quinze collectifs citoyens

C’est dans un contexte alarmant pour les terres agricoles, qu’une quinzaine de collectifs citoyens et d’organisations s’associent au sein du nouveau réseau « Occupons le terrain », avec pour objectif de préserver des territoires et des ressources menacés (terres agricoles, forêts, espaces verts, nappes phréatiques, lieux de vie, etc). Le lancement officiel du réseau a eu lieu dimanche 15 avril, à l’occasion de la journée des luttes paysannes. 200 personnes ont participé à une action de réappropriation de terres inutilement bétonnées par l’extension du zoning de Ghislenghien.

Alors que s’allonge la liste des projets publics ou privés qui menacent de bétonner des terres (construction de zonings, lotissements, routes …), le réseau a choisi de se lancer officiellement avec une action symbolique sur d’anciennes terres agricoles transformées en un zoning (Ghislenghien) qui reste vide depuis plusieurs années. Des pommes de terre biologiques et des céréales seront plantées. L’objectif est notamment de dénoncer la réalité actuelle de l’aménagement du territoire et mettre en lumière les menaces qui pèsent sur les terres en Belgique.

Ce nouveau réseau est né de la mobilisation de nombreux collectifs citoyens et associations de Wallonie et de Bruxelles, désireux de se coordonner et de se soutenir mutuellement afin de préserver nos ressources naturelles communes (forêts, espaces verts, terres agricoles, nappes phréatiques, etc) face aux logiques d’accaparement et de marchandisation (privatisation, artificialisation, bétonnage, extension des zonings, …).

En ligne de mire, il y a la volonté de “faire entendre ces mobilisations citoyennes et les projets qu’elles portent, à l’occasion des élections communales et provinciales d’octobre 2018 et régionales et fédérales de juin 2019” précise le texte de fondation du réseau.

“L’objectif est de :

  • documenter les incohérences des politiques actuelles et leurs ravages concrets ; en particulier, identifier, recenser et cartographier les nombreux lieux où nos ressources communes sont menacées ;
  • rassembler et fédérer des mobilisations citoyennes particulièrement fortes et nombreuses ces dernières années ;
  • créer un cadre où ces mobilisations peuvent s’organiser pour que leur voix devienne audible et pèse de manière déterminante sur les décisions politiques.”

Un site web a été lancé à l’occasion www.occuponsleterrain.be qui présente notamment une cartographie des collectifs et les ressources qu’ils cherchent à protéger.

Contacts presse :

contact@occuponsleterrain.be
Plus d’informations : www.occuponsleterrain.be