22 juillet 2014

Les conflits d’intérêts pourraient compromettre la « décennie de la nutrition »

Bruxelles, 16 juillet 2014 – Les organisations de la société civile d’intérêt public, les peuples indigènes et les mouvements sociaux réitèrent leur demande en vue d’une participation significative de la société civile au processus de préparation de la deuxième Conférence Internationale sur la Nutrition (CIN 2), et expriment leur inquiétude croissante à propos de l’implication du secteur privé.

Les organisations de la société civile (OSC) d’intérêt public, les peuples indigènes et les mouvements sociaux ont rappelé leurs revendications et leurs inquiétudes par rapport au processus de la CIN 2 dans une nouvelle déclaration présentée à l’occasion de la réunion informelle sur la CIN 2 avec les acteurs non gouvernementaux, organisée par l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) ce 11 juillet 2014, à Genève, en Suisse.

Cette nouvelle déclaration fait suite à la déclaration délivrée lors de la réunion informelle entre les pays membres de la FAO et les acteurs non gouvernementaux sur la CIN 2 le 20 juin dernier, à Rome, ainsi que la déclaration à l’attention du Groupe de travail intergouvernemental conjoint de la CIN 2.

Dans leur proclamation, les OSC rappellent à l’OMS et aux gouvernements leur demande continue pour un engagement formel et une participation significative dans le processus préparatoire de la CIN 2 et manifestent une nouvelle fois leurs craintes à propos du format de participation, appliqué jusqu’ici, dans la formulation de la déclaration politique de la CIN 2. La déclaration des OSC expose également qu’il est inacceptable que les OSC d’intérêt public et les mouvements sociaux soient associés au secteur privé (et aux organisations qui les représentent), sous la bannière « d’acteurs non étatiques », et soient placés sur un pied d’égalité.

Les OSC d’intérêt public, les mouvements sociaux et les peuples indigènes, sont gravement préoccupés par le fait que si les gouvernements choisissent de continuer sur cette voie et ne protègent pas les processus politiques et les forums de décisions des conflits d’intérêt, la participation du secteur privé pourrait compromettre la déclaration politique de l’ICN 2 et son cadre d’action, ainsi que la proposition d’une « décennie de la nutrition ». Ces processus ne mèneraient dès lors pas à aux changements profonds nécessaires pour assurer la réalisation du droit à une alimentation adéquate et à la nutrition pour tous mais protégeraient au contraire les profits des entreprises.

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