Partie1 : Le nouvelles menaces

Les machines intelligentes nous volent la terre

Digitalisation et smart farming

Dans cet article, les membres de Fabriek Paysanne partagent leurs réflexions à propos des nouvelles technologies “intelligentes” promues dans le monde agricole et des raisons qui ont poussé leur collectif à s’inscrire dans la lutte paysanne à travers le prisme de la souveraineté technologique. L’article commence par expliquer ce qu’est l’agriculture intelligente et pourquoi ces promoteurs veulent la développer, pour ensuite aborder les dangers liés à ce type d’agriculture et les alternatives.


Vous avez dit “smart farming” ?

L’élément central de l’agriculture intelligente est d’insérer, dans les pratiques agricoles, des technologies de l’information et de la communication (TIC). Les TIC permettent d’avoir une production agricole contrôlée à partir de bases de données reprenant un maximum d’informations nécessaires pour l’organisation de la production.

Concrètement, cela signifie de connecter, via un réseau informatique (wifi, programmes de gestion d’entreprises, le web, etc.), les tracteurs et autres machines agricoles, ainsi que le champ, les plantes et même les animaux. Afin de connecter entre eux tous ces éléments, l’agriculture intelligente peut compter sur :

  • des capteurs et actionneurs multiples installés sur les machines agricoles (ainsi que sur les animaux ou sur le côté du champ) ;
  • des microprocesseurs pour calculer et définir les réactions des machines ;
  • des bandes de communication à haut débit pour que l’information circule rapidement ;
  • le “cloud”, c’est-à-dire une base de données sur internet, pour stocker toutes les données ;
  • des programmes d’analyse des grosses bases de données, le “Big data analytics”.

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Pourquoi avons-nous besoin d’une agriculture intelligente ?

Selon les acteurs qui promeuvent l’agriculture intelligente, celle-ci permettra de créer une agriculture plus précise, efficace, durable, ergonomique, sécurisée, etc.

En effet, le travail réalisé par les machines-robots ne doit plus être effectué par un·e humain·e et permet donc, a priori, d’alléger la pénibilité du travail humain. De plus, la connaissance détaillée de chaque parcelle de terre (rayonnement solaire perçu, apport en nutriment, précipitations, exportations, présence de pathogènes...), ainsi que de chaque plante au sein de chacune de ces parcelles ou de chaque vache sur le champ, permet de cibler directement et de manière précise les interventions à mener sur le vivant.

Les réseaux des machinistes mondiaux et leurs lobbies créent, “pour nous”, l’agriculture de demain.

Tout ceci permettrait de répondre aux défis suivants : neutralité climatique d’ici 2050, nouvelle croissance et emplois, zéro pollution, environnement durable et propre, nourriture de haute qualité, une transition juste, une meilleure qualité de vie pour la population, de la biodiversité… et cela se passe bien évidemment dans le cadre du nouveau Green Deal de l’UE [Union Européenne] et d’une PAC modernisée (Politique Agricole Commune de l’UE) avec le programme “Farm to Fork [1].

Qui promeut cette nouvelle agriculture ?

  • Machinistes agricoles et agrobusiness

L’agriculture intelligente est tout d’abord promue par les machinistes agricoles (John Deere, New Holland, Claas, AGCO, Horsch, Case, Kuhn, Naïo Technologies etc.) et leurs lobbies (CEMA, Agoria, Axema, Fedecom, VDMA etc.). Comme l’on peut retrouver sur le site de CEMA [Comité Européen des groupements de constructeurs du machinisme agricole], leurs objectifs sont d’augmenter la productivité et de faire des bénéfices économiques, tout en assurant une plus grande durabilité et protection de l’environnement. Beau programme.

En plus des machinistes agricoles, c’est toute la constellation de l’agrobusiness (des producteurs de fertilisants et pesticides jusqu’aux banques qui les financent) et de la politique européenne qui soutient ces solutions techno-industrielles. Voici quelques-uns des 30 interlocuteurs (dont une seule interlocutrice) du sommet virtuel 2021 de CEMA : Fertilizers Europe, Pulverizadores Fede, CropLife Europe, AEF [Agricultural Industry Electronics Foundation], Future Farming Magazine, Rabobank, European Parliament… Ceux-ci sont même accompagnés de groupuscules technophiles comme DFKI [Centre de Recherche Allemand pour l’Intelligence Artificielle] ou JEDI [2].

  • Les agriculteur·trices ?

Qu’en pensent les personnes concernées ? Les agriculteurs et agricultrices ? Difficile d’avoir un avis unanime vu l’hétérogénéité de ce groupe. L’arrivée de nouvelles technologies peut faciliter le travail à effectuer, mais l’achat de machines coûteuses via des emprunts financiers crée une pression indésirable sur la production agricole. Les ouvrièr·es agricoles préfèrent garder leurs emplois que d’être remplacé·es par des machines-robots, les patrons d’entreprises agricoles quant à eux peuvent espérer (après avoir remboursé leurs emprunts) augmenter les bénéfices en devenant encore plus performants sur le marché des produits alimentaires. La crainte étant effectivement que le marché force tou·tes les agriculteur·trices à participer à cette nouvelle agriculture dite intelligente, sous risque de tomber hors du jeu si on ne participe pas.

Il est difficile de prédire exactement les effets que l’agriculture intelligente aura sur l’ensemble du secteur agricole, mais nous pouvons terminer cette introduction avec les mots du président de CEMA, Thierry Krier, dans son discours de conclusion de leur sommet virtuel du 14 avril dernier [3]] :

Nous avons confirmé que nous ne pourrons atteindre nos objectifs que si nos producteurs agricoles de tous types et de toutes tailles restent compétitifs et ont la capacité d’investir dans des machines et des solutions agricoles de pointe pour permettre une agriculture de précision et récolter tout le potentiel des technologies numériques et de l’utilisation des données. (Thierry Krier, préident de la CEMA) [4]

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On découpe tout pour mieux contrôler

À la base de l’agriculture intelligente se trouve une vision très rationnelle et mécanique de la réalité. La vie est perçue comme un ensemble d’éléments séparés les uns des autres.Tout peut être découpé, analysé, presque disséqué. Héritière d’une société où les pensées cartésiennes dominent les sciences, l’agriculture intelligente présuppose qu’il est possible de contrôler la nature et que toutes les interactions du vivant avec son environnement peuvent être mesurées, calculées, anticipées. Le rêve ultime serait d’avoir une modélisation mathématique spatio-temporelle, qui met en interaction toutes les cellules qui composent les brins de blé dans un champ, la vitesse et la direction du vent, la quantité de pluie qui tombe sur le champ et encore toutes les entrées et sorties de nutriments et de pathogènes sur le champ de blé…

Concrètement, les visionnaires de l’agriculture intelligente ne réfléchissent pas à comment les plantes, les animaux, les agriculteur·trices interagissent dans et avec leur environnement. Selon eux, une plante a besoin d’une certaine quantité de nutriments pour pousser et la qualité du sol qui permet à la plante de pousser n’est pas une priorité dans leur modélisation. Que le sol soit mort ou vivant, cela n’a pas d’importance.

Ce regard sur le vivant, couplé à la société capitaliste dans laquelle nous vivons, est porté par des personnes qui perçoivent l’autre, vivant ou non, comme un élément exploitable, un ingrédient pour satisfaire son propre enrichissement. L’objectif n’est pas, et n’a jamais été, de prendre soin de la nature et des humains ou de “protéger l’environnement” comme le prétend CEMA. Il ne s’agit que de belles paroles pour justifier le réel objectif : amasser toujours plus de bénéfices et croître encore économiquement, même si cela va complètement à l’encontre du monde et d’une société solidaire pour toutes et tous.

L’agriculture intelligente est une invention promue par des personnes qui passent leur vie dans des bureaux, qui n’ont jamais touché la terre et qui pensent qu’il est possible de créer une ferme sans travail physique. Une ferme où tout serait robotisé et où le·la gestionnaire agricole (peut-on encore l’appeler un·e agriculteur·trice ?) contrôlerait sa production à travers son smartphone ou sa tablette, sans devoir mettre les mains dans la terre, sans devoir porter un seau d’eau pour laver les nombreuses machines qui s’occupent de distribuer le fourrage aux animaux.

Osons le dire, le rêve des fermes intelligentes est un mensonge, un leurre. Un discours vide et dangereux pour maintenir le monde agricole sous la domination économique des machinistes agricoles et de l’agrobusiness qui s’enrichissent sur le travail des agriculteur·trices.

Concrètement, que va créer l’agriculture intelligente ?

  • 1. Du travail précaire

    À la ferme - le maintien de l’asservissement

Contrairement à ce que prétend l’agriculture intelligente, ses nouvelles technologies ne vont pas libérer les agriculteur·trices de leur travail et transformer leur quotidien en un jeu vidéo ludique et émancipateur.

En effet, si la production est facilitée par de nouvelles machines, l’économie de marché maintiendra la pression sur les producteur·trices en les forçant à produire toujours davantage pour rester concurrentiel·les les un·es face aux autres. Pour diminuer la pression sur les agriculteur·trices, il est nécessaire de créer un cadre politique et économique où leurs droits de vivre dignement est assuré par une suppression du marché concurrentiel qui les écrase sans remords.

De plus, ces technologies intelligentes remplaceront petit à petit les ouvrièr·es agricoles qui se verront contraint·es de rejoindre le rang des travailleur·ses sans emploi et de suivre des formations pour espérer trouver leur place dans cette nouvelle économie de la digitalisation numérique [5] .

Finalement, de manière assez insidieuse, ces technologies intelligentes transforment la nature même du métier d’agriculteur·trice. Ces technologies éloignent les agriculteur·trices encore davantage de la terre et de l’échange qu’ielles ont avec leurs plantes et animaux. Réduit·es au rang de contrôleur·ses de capteurs et de senseurs, contraint·es à rester derrière leurs écrans pour suivre l’évolution de la production, les agriculteur·trices se font dépossédés de l’essence même de leur travail. Fini la débrouillardise et la recherche de solutions pour s’adapter à l’environnement dans lequel l’agriculteur·trice se meut librement, conscient·e des effets qu’a son travail manuel sur celui-ci [6].

À l’usine - l’exportation de l’exploitation

Ces technologies intelligentes donnent l’illusion que le travail pénible n’existe plus, que la robotisation est possible à tous les niveaux, que nous ne devons plus subir l’exploitation par le travail. Elles oublient souvent de mentionner les conditions de travail, très précaire, même suicidaires, que subissent les ouvrièr·es qui produisent ces technologies “intelligentes”. Yang, Jenny Chan et Xu Lizhi retracent dans La Machine est ton seigneur et ton maître quel est le quotidien des travailleur·ses de Foxconn, les usines chinoises qui produisent les microchips et autres éléments se trouvant à la base de nos ordinateurs, smartphones, drones et autres TIC. Leur quotidien, c’est l’esclavage économique et l’exploitation outrancière.

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  • 2. De la dépendance

    Comme l’assume Thierry Krier, président de CEMA, dans son discours de clôture du CEMA Summit 2021, l’objectif des machinistes agricoles est que tou·tes les agriculteur·trices, de tous les types et de toutes les tailles, investissent dans de nouvelles machines agricoles de pointe. C’est clair et transparent, leur objectif est que l’ensemble du monde agricole soit dépendant de leurs machines. Qu’ils puissent contrôler toute la production agricole, à travers un asservissement des agriculteur·trices aux machines produites par les multinationales de l’agrobusiness.

Comme l’expliquent très bien Ulrich Adam (secrétaire général de CEMA) et Gilles Dryancour (président de CEMA) dans leur vidéo [Can you repair a modern tractor ? [7] , l’objectif n’est absolument pas d’offrir une autonomie aux agriculteur·trices. Au contraire, l’objectif des machinistes agricoles est de pister l’ensemble des actions réalisées sur les machines agricoles, afin de pouvoir contrôler les machines et ainsi d’avoir une emprise sur les agriculteur·trices qui ne peuvent plus réaliser eux-mêmes les réparations et la maintenance de leurs machines.

D’ailleurs, selon Gilles Dryancour, les machines n’appartiennent pas aux agriculteur·trices, mais bien aux machinistes, reprenons ses paroles : “Si nous ne pouvons pas identifier les personnes, cela veut dire que nous ne savons pas qui assure la maintenance de nos équipements et qui a fait les derniers changements dans le tracteur”. L’agriculteur·trice n’a donc selon lui aucune capacité d’autonomie et n’est qu’un élément impersonnel dans la grande machine agricole qu’il pilote depuis ses bureaux parmi les grands lobbies européens à Bruxelles.

A cette dépendance structurelle s’ajoute, comme déjà évoqué plus haut, la dépendance financière aux banques. Cette dépendance financière est intrinsèquement liée à l’investissement (disons plutôt l’endettement) nécessaire pour acquérir ces nouvelles technologies de pointe. Notons qu’aujourd’hui le taux de suicides parmi les agriculteur·trices en Europe n’arrête pas de grimper, notamment à cause de la précarité économique dans laquelle ielles se trouvent suite à cette exigence d’investir toujours plus et d’assumer des dettes sans cesse renouvelées.

Finalement, trouvons-nous qu’il est sain que la production de notre nourriture soit dépendante d’internet  ? Sommes-nous conscient·es que si, pour des raisons quelconques, nous devions diminuer l’utilisation d’internet et des réseaux informatiques, notre production alimentaire, qui se trouve à la base de notre vie à toutes et tous, en sera complètement dépendante et qu’elle aura encore plus de mal à s’adapter à ce changement ? Peut-on réellement appeler cela une agriculture durable ? Résiliente ?

Sans surprise, greenwashing à 100%

Il n’est pas compliqué de comprendre que ces nouvelles technologies ne vont pas permettre de répondre aux crises environnementales et climatiques auxquelles nous faisons face actuellement. La dépendance aux énergies fossiles n’est absolument pas amoindrie, elle est même augmentée par cette nouvelle dépendance de l’agriculture à ces technologies dites intelligentes, mais tout aussi consommatrices d’énergie pour assurer la production et le transport des machines, pour faire tourner les serveurs digitaux etc.

Comment résister, quoi construire ?

Face à un danger d’une telle ampleur, que faire ? Comment agir ? Ou mettre notre énergie ? Tant de questions que de nombreux·ses activistesse posent depuis des générations et ce n’est pas fini…

Voici les mots du quatrième de couverture du livre Reprendre la terre aux machines publié par l’Atelier Paysan en avril 2021.

“L’appel à la responsabilité individuelle, ce « chacun doit faire sa part », ne mettra jamais fin au modèle alimentaire industriel et marchand. Celui-ci est une machine à produire artificiellement au moindre coût, une machine à confisquer les savoirs et savoir-faire, à enrichir les industries technologiques, à déshumaniser.”

Dans la même philosophie que l’Atelier Paysan, nous affirmons qu’il est aujourd’hui indispensable de créer une alternative forte et réaliste à la machinisation de la production agricole. Cette alternative doit être paysanne, autonome, anti-capitaliste et inscrire dans ses racines, dans sa nature, dans sa culture, la lutte contre l’agrobusiness et son monde.

Nous pouvons encore continuer de parler et d’écrire pendant des années de ce qu’il faudrait faire pour trouver la solution, la stratégie, la parole assez incisive pour dénoncer les croque-morts du monde agricole. Cela ne changera rien si nous n’agissons pas dans le concret, dans le vivant, dans la matière.

Reprenons la terre aux machines, plongeons nos mains dans la terre, fabriquons des banderoles pour dénoncer et bloquer les ministères de l’agriculture et les nombreuses conférences européennes qui promeuvent cette agriculture intelligente. Continuons de construire l’alternative dans nos champs et nos forêts, mais prenons également nos vieux tracteurs pour aller dans la ville montrer que nous croyons à la vie paysanne, que nous sommes prêt·es à nous battre pour avoir le droit de vivre, le droit d’exister. Même simplement.

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La souveraineté technologique

Comme vous l’aurez compris à travers cet article, les technologies que nous utilisons façonnent le monde qui nous entoure, tout comme elles nous façonnent nous-mêmes dans nos habitudes et nos réflexes. Continuons de lutter pour notre souveraineté technologique, rejoignons les luttes paysannes, Via Campesina, le Mouvement d’Action Paysanne, créons des lieux d’échange et de rencontre entre nous, paysans et paysannes. Continuons de nous libérer de la mainmise des machines et du capital sur nos vies, machines et capital qui se nourrissent l’un de l’autre et forment un duo dévastateur pour chacune et chacun de nous. Créons nos outils, outils conviviaux comme dirait Illich (voir l’article "Technologie, « care » et espoir de convivialité" de Barbara Van Dijck et Saurabh Arora). Créons nos réseaux internationaux en allant à la rencontre d’autres paysan·nes, comme la délégation d’une centaine de Zapatistes qui traverse l’Europe durant cette année 2021. Battons-nous pour notre autonomie.

La souveraineté technologique suppose autonomie de décision, maîtrise des outils, respect de la nature et attention au développement local.

Nous terminerons avec les mots de Michèle Roux, paysanne en Dordogne :
"Le progrès n’est pas là où l’on nous a toujours fait croire qu’il était : il n’est pas dans la désertification des campagnes qui accompagne le « tout technologique », il est dans le maintien de paysannes et de paysans nombreux sur tous les territoires, dans la redécouverte des savoir-faire, dans le plaisir éprouvé à construire l’outil dont on a réellement besoin, dans la mise en commun sur un territoire d’outils adaptés."

L’important, ce n’est pas la machine, c’est l’humain qui aime son métier de paysan·ne - maître de ses choix et de ses outils - et qui en tire un revenu décent.”

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Cet article fait partie du magazine "Beet The System ! : Réenchanter la souveraineté alimentaire". Les illustrations sont utilisées sous licence (CC BY 2.0)

Créé en 2017, "Beet the system ! est une publication annuelle de FIAN Belgium visant à offrir un espace d’expression aux voix multiples qui animent le Mouvement de la lutte pour la Souveraineté alimentaire depuis 25 ans : fianistas, agriculteur·rice·s, expert·e·s, militant·e·s de la société civile, etc.

(Re)-découvrez les éditions précédentes !


Notes

[1Tous ces objectifs sont également cités dans la vidéo introductive du CEMA Virtual Summit 2021.

[2JEDI est un groupement techno-scientifique européen promouvant les nouvelles technologies par des "Technology Grands Challenges" afin d’impulser l’avènement du Next Big Thing. Autant dire que ces Icare modernes sont prêts à brûler les ailes de l’ensemble de la population…

[3Traduction libre depuis l’anglais. Nous vous conseillons vivement de regarder la vidéo “Best Of” du #CEMASummit2021 qui présente magnifiquement bien l’absurdité du spectacle que nous offre l’agrobusiness et ses complices. Voici le lien pour la retrouver :[ www.youtube.com/watch?v=HYGJqI1zuG0]->www.youtube.com/watch?v=HYGJqI1zuG0

[4“Nous avons confirmé que nous ne pourrons atteindre nos objectifs seulement si nos producteurs agricoles de tous types et de toutes tailles restent compétitifs et qu’ils ont la capacité d’investir dans des machines et autres solutions agricoles de pointe pour rendre possible l’agriculture de précision et d’exploiter tout le potentiel des technologies numériques ainsi que l’utilisation de bases de données.”

[5L’étude scientifique Precision agriculture and the future of farming in Europe réalisée par le Service de Recherche du Parlement européen est très clair sur le sujet : “PA requires new skills to be learnedhttps://op.europa.eu/en/publication-detail/-/publication/40fe549e-cb49-11e7-a5d5-01aa75ed71a1

[6Pour approfondir cette transformation que subit l’essence même du travail nous vous conseillons le livre Métamorphoses du travail d’ André Gorz. Il y présente à merveille les mécanismes mis en place par la machinerie capitaliste pour déposséder les travailleur·ses de leurs outils de travail.

[7Vidéo postée en 2014 par CEMA Agri : www.youtube.com/watch ?v=1QzAxfwM9q4