Impact & succès
Depuis vingt ans, FIAN Belgium a pris part à nombre de campagnes de lettres et de pétitions adressées à des Etats en réponse à des menaces ou des violations du droit à se nourrir de communautés ressortissant de ces Etats. Dans beaucoup de situations, l’action de FIAN a eu un impact significatif, contribuant soit à résoudre le problème, soit à faire avancer la situation. Dans tous les cas, ces actions ont permis de donner une visibilité à des communautés souvent isolées et marginalisées et d’accroître leur pouvoir de négociation ou celui des organisations locales ou nationales qui les soutiennent.
- BRESIL : victoire pour des paysans du Pernambouc
En 1997, 300 familles sans terre occupèrent les terres de plantations sucrières de Prado au nord-est du Brésil. Selon l’INCRA (Institut national de colonisation et réforme agraire) ces terres n’étaient plus travaillées depuis 30 ans et ne remplissaient donc pas leur fonction sociale. Le 18 décembre 1997 la terre avait été expropriée par décret par le gouvernement brésilien pour être attribuée à des paysans sans terre. Mais en mars 1998, le propriétaire des terres, le groupe João Santos, avait obtenu la suspension du décret. Les paysans firent appel à FIAN. En 2005, après un certain nombre d’interventions de FIAN durant de longs mois, la Cour Suprême du Brésil autorisa l’INCRA à donner les terres aux paysans.
- INDE : 17 millions d’enfants reçoivent un repas de midi
En Inde, le droit à l’alimentation est reconnu dans la Constitution. Un programme de ‘’repas de midi’’ garantit à tous les enfants des écoles primaires publiques un repas cuisiné par jour. Mais l’Etat de l’Uttar Pradesh refusait de mettre en œuvre un tel programme. Suite à l’action menée par FIAN à la demande d’organisations locales, le gouvernement de l’Uttar Pradesh a débuté le programme ‘’repas de midi’’ en octobre 2004. Les bénéficiaires sont 17 millions d’enfants.
- AFRIQUE DU SUD : Des familles retrouvent leurs terres fertiles
La communauté Gumbu-Mutale, forte de 1200 personnes, avait été expulsée durant l’apartheid d’une terre très fertile au bord de la rivière Limpopo. La terre avait été donnée à l’armée. Les familles avaient trouvé refuge sur une terre sèche et rocailleuse, peu propice à l’agriculture. Après les premières élections démocratiques en 1994, le gouvernement s’était engagé à restituer les terres. En 2003, n’ayant toujours pas reçu de réponse à sa requête, la communauté s’adressa à FIAN qui lança une campagne de lettres. Le 14 août 2004, un accord restituant les terres à la communauté était signé avec le gouvernement
- GUATEMALA : Des ouvriers agricoles obtiennent des terres.
En 1992, les travailleurs de la plantation de café Maria de Lourdes étaient licenciés après avoir créé un syndicat pour défendre leurs droits du travail. Pendant douze ans ils réclamèrent justice, sans succès, dans une précarité de plus en plus grande. En janvier 2004, ils firent appel à FIAN. Une mission d’enquête précéda le lancement d’une campagne internationale de lettres. En septembre, le tribunal condamna le propriétaire de la plantation à payer 55% des salaires dus depuis 1992 (plus de 100 000 dollars) ainsi que l’achat d’un terrain (66 000 dollars). En octobre les familles s’installaient sur leur nouvelle propriété qu’ils ont appelée ‘’Le Paradis’’.

