Ce mercredi 13 mars, FIAN Europe était présente à l’Open Food Conference pour le dernier jour de discussion sur la transformation du système alimentaire. Organisée par la Présidence Belge du Conseil de l’Union européenne, cette conférence était l’occasion de faire un bilan de ces quatre années d’adoption et de mise en œuvre de la stratégie « de la ferme à la table ».
Article traduit de l’anglais vers le français, version originale disponible en ligne : fian.be/2151
Depuis des décennies, les personnes qui agissent pour donner une signification concrète aux droits humains dans la vie quotidienne des gens, font face à des représailles pour leur activisme. Cette année marque le 25ème anniversaire de la déclaration des nations unies destinée à leur donner les moyens d’agir et à les protéger, mais les attaques se poursuivent. Leur lutte nous apporte des enseignements précieux sur la quête de la vigueur des droits humains.
Le droit de défendre les droits
[1]La construction illégale, l’élargissement des occupations, ainsi que de leurs infrastructures sur le territoire Palestinien sont des aspects caractéristiques de l’occupation israélienne. Depuis 1968, ce sont des dizaines de milliers d’habitations et de propriétés palestiniennes qui ont été démolies ; et pas moins de 100 000 ha de terre qui ont été saisies par les colonies israéliennes et leurs projets agricoles [2]. Et bien que la colonisation de la Palestine ait de nombreuses fois été condamnée par la communauté internationale, les colons israéliens continuent de voler les terres palestiniennes et les agriculteur·rice·s voient leurs terres rongées et parfois totalement disparaître. La voix des palestinien·ne·s est réduite au silence : les organisations qui prennent la défense des agriculteur·rice·s sont qualifiées de « terroristes ».