Aliments ultra-transformés : un enjeu majeur pour la santé publique
Par Katia Castetbon, Professeure à l’Ecole de Santé publique de l’ULB
Au cœur d’un sujet brûlant, l’article de Katia Castetbon, professeure à l’École de santé publique de l’ULB, met en lumière une réalité troublante : 30 % des apports énergétiques des Belges de 3 à 64 ans proviennent de ces produits. Mais qu’entend-on exactement par aliments ultra-transformés, et en quoi représentent-ils un défi sanitaire majeur ? Découvrez ce qu’on entend par les aliments ultra-transformés et leurs implications pour la santé publique en Belgique
- Qu’est-ce qu’un aliment ultra-transformé ?
- Une consommation préoccupante en Belgique
- Pourquoi ces aliments posent-ils problème ?
- Agir pour des choix alimentaires éclairés
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Qu’est-ce qu’un aliment ultra-transformé ?
Apparus avec la montée en puissance de l’industrialisation alimentaire, les aliments ultra-transformés [1] regroupent des produits ayant subi des transformations complexes incluant des additifs non essentiels, des arômes artificiels ou des procédés physiques comme l’extrusion. Ils se distinguent par leur accessibilité économique et leur omniprésence, mais aussi par leurs effets délétères sur la santé.
Selon la classification NOVA, ces aliments constituent le quatrième et dernier niveau de transformation alimentaire. Ce groupe inclut une variété de produits tels que les céréales de petit-déjeuner sucrées, les nuggets de poulet ou encore les plats préparés.
Une consommation préoccupante en Belgique
En Belgique, une étude menée par Sciensano révèle que les aliments ultra-transformés représentent environ un tiers des apports énergétiques des Belges, avec une consommation légèrement plus élevée chez les enfants (33 %). Ce constat est d’autant plus alarmant que leur consommation est associée à un risque accru de maladies chroniques comme l’obésité, le diabète de type II, les maladies cardiovasculaires et certains cancers.
Pourquoi ces aliments posent-ils problème ?
Les aliments ultra-transformés se distinguent par une moindre qualité nutritionnelle, une forte teneur en sucres, sel et graisses saturées, et leur faible capacité à induire la satiété. Ces caractéristiques, couplées à la présence d’additifs et d’emballages parfois problématiques, les rendent particulièrement néfastes.
Par ailleurs, leur coût réduit et leur marketing agressif [2] en font des produits prisés par les populations les plus vulnérables, renforçant les inégalités en matière de santé.
En Belgique, 30 % des apports énergétiques proviennent des aliments ultra-transformés. Chez les enfants de 3 à 9 ans, ce chiffre atteint 33 %.
Agir pour des choix alimentaires éclairés
Dans cet articleKatia Castetbon de l’Ecole de Santé publique de l’ULB met en avant des pistes pour réduire la consommation de ces produits, notamment :
- Améliorer l’information des consommateurs grâce à des outils comme le NutriScore ou des campagnes de sensibilisation.
- Renforcer la régulation du marketing notamment auprès des enfants.
- Soutenir une alimentation durable et accessible via des politiques publiques ambitieuses (subventions, taxation des produits défavorables à la santé, etc.).
En Belgique, le Conseil supérieur de la santé recommande de limiter la consommation d’aliments ultra-transformés et encourage des actions collectives pour promouvoir une alimentation saine et équilibrée.
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