Communiqué de presse 26/05 - Cortège funèbre à Namur pour un Stop Béton Maintenant !
26 mai - Après 10 jours d’actions dans les différentes provinces de Wallonie, une soixantaine de citoyens du réseau Occupons le Terrain étaient présents ce dimanche 26/05 à Namur pour revendiquer un « stop béton maintenant ». Un cortège funèbre en hommage à la biodiversité et aux terres sacrifiées a pris le chemin du parlement wallon pour inciter nos décideurs et futurs élus à faire le choix d’un territoire vivant et à le protéger en conséquence.
Quatre grands cercueils ornés des inscriptions « biodiversité », « terres agricoles », « climat », et « générations futures » ont défilé ce dimanche après-midi dans les rues de Namur. Une soixantaine de citoyens, tantôt en noir, tantôt déguisés en animaux, ont accompagné ce cortège vers le parlement wallon ou ils ont réalisé une mise en scène symbolique. Effondrés à terre, les citoyens et animaux se sont relevés par l’espoir que l’on agisse maintenant pour des territoires vivants.
A l’initiative du réseau Occupons le Terrain, cette manifestation vise à interpeller les décideurs wallons pour exiger des politiques d’aménagement du territoire ambitieuses et à la hauteur de l’urgence. Geoffroy Mirgaux, porte-parole du réseau affirme : « Attendre 2050 pour stopper l’artificialisation des sols est suicidaire au vu des crises actuelles. Des dizaines de milliers de kilomètres carrés d’espaces verts, de forêts, de terres agricoles sont aujourd’hui en danger et risquent d’être artificialisées si rien n’est fait. Les politiques timides de cette fin de législature sont loin d’être suffisantes ».
Des collectifs et citoyens de toute la Wallonie ont fait le déplacement pour l’occasion. Laurence Falisse, membre du Groupement CHB en région liégeoise, témoigne : « Nous nous battons depuis 1986 contre un projet de liaison autoroutière entre les villages de Cerexhe, Heuseux et Beaufays. Durant toutes ces années, nous avons rencontré des dizaines de collectifs menant des luttes similaires. Il y a bien un problème structurel à régler et on choisit d’agir ensemble pour tenter de le solutionner ».
Au cœur de leurs revendications, une révision du plan de secteur ; outil réglementant les affectations du sol wallon ; afin de protéger définitivement les espaces verts, forestiers ou agricoles constructibles selon ce plan. Une révision qui irait de pair avec une politique de rénovation massive du bâti existant et un encadrement des prix pour favoriser le droit au logement.
Une trentaine d’actions ont eu lieu depuis le début de la campagne et c’est visiblement loin d’être terminé. D’après Jean Peltier, militant d’Occupons le Terrain, « il s’agit d’une première salve d’action à l’occasion des élections régionales et communales, mais nous comptons bien occuper le terrain aussi longtemps qu’il le faudra, avec tous celles et ceux qui voudront nous rejoindre ».
Affaire à suivre donc …
Photos (libres de droit ) :
Contact presse : Geoffroy Mirgaux : 0479/07 50 10 – contact@occuponsleterrain.be