Beet The System !

Graines de résistance

Quand les mouvements sociaux luttent pour la souveraineté alimentaire

BEET the system ! offre une tribune à celles et ceux qui s’engagent quotidiennement en faveur de la souveraineté alimentaire. Celles et ceux qui luttent pour un avenir où les communautés reprennent le contrôle sur leurs assiettes, en accordant une attention particulière à la santé, à l’environnement, à la biodiversité, au climat, à la culture et à l’égalité sociale. Celles et ceux qui œuvrent pour le respect des droits fondamentaux de chacun·e ; qui donnent la parole aux personnes qui ne sont pas entendues par la société. Celles et ceux qui descendent dans la rue pour dénoncer la mauvaise gouvernance, les abus de pouvoir et l’injustice.

Des mouvements sociaux s’engagent quotidiennement pour un avenir où nos droits fondamentaux seront respectés ; où nous reprendrons le contrôle sur la nourriture, dans nos champs et dans nos assiettes. Dans le contexte actuel, c’est une véritable lutte. Qui sont ces mouvements sociaux ? Comment et pourquoi sont-ils nés ? Que font-ils et de quoi ont-ils besoin ? Comment peut-on les soutenir ?

Dans cette nouvelle édition de Beet the System, d’éminents mouvements sociaux en lutte pour la souveraineté alimentaire répondent à ces questions. Accès à la terre, modèle agricole, traité de libre échange, luttes locales, criminalisation, plaidoyers onusiens, droits des paysan·ne·s, droits humains, marketing alimentaire, agroécologie, justice... En racontant leurs histoires inspirantes, ils nous guident vers un futur porteur d’espoir.

Cette publication vise à créer des liens, susciter la solidarité, et initier de nouveaux dialogues. Que cette édition soit une véritable ode à la souveraineté alimentaire.

Préface

BEET the system ! offre une tribune à celles et ceux qui s’engagent quotidiennement en faveur de la souveraineté alimentaire. Celles et ceux qui luttent pour un avenir où les communautés reprennent le contrôle sur leurs assiettes, en accordant une attention particulière à la santé, à l’environnement, à la biodiversité, au climat, à la culture et à l’égalité sociale. Celles et ceux qui œuvrent pour le respect des droits fondamentaux de chacun·e ; qui donnent la parole aux personnes qui ne sont pas entendues par la société. Celles et ceux qui descendent dans la rue pour dénoncer la mauvaise gouvernance, les abus de pouvoir et l’injustice.

Cela va sans dire que cette lutte n’est pas facile. Partout dans le monde, l’espace dans lequel ces mouvements sociaux peuvent agir se restreint. Les subventions et les mesures de soutien sont réduites, les manifestations sont réprimées ou interdites, la participation aux espaces décisionnels est limitée, et les défenseur·euse·s des droits humains sont criminalisé·e·s. Dans le même temps, l’instabilité géopolitique s’accroît, la réglementation sur les entreprises est diminuée, les institutions multilatérales sont progressivement démantelées, la biodiversité disparaît à vue d’œil et le changement climatique se poursuit inexorablement.

Dans un tel contexte, il n’est pas rare que les mouvements sociaux doivent se replier sur eux-mêmes, prendre soin d’eux-mêmes, remettre en question leur identité et/ou ré-évaluer l’opportunité et la valeur ajoutée de leurs actions. Non pas parce que ceux-ci se laissent facilement intimider, mais bien au contraire, parce qu’ils souhaitent continuer à contribuer de la manière la plus significative possible au changement qu’ils souhaitent voir dans le monde. Plus que jamais, il leur faut identifier des synergies et collaborer, non seulement entre les mouvements eux-mêmes, mais aussi avec les chercheur·euse·s, les organisations de la société civile, les syndicats et les communautés locales. Tout comme il est important de cultiver le sentiment d’appartenance et la conscience de faire partie de quelque chose qui nous dépasse.

La visibilité et l’échange sont très importants à cet égard. C’est pourquoi il nous a semblé opportun cette année de réfléchir aux questions suivantes : qui sont les mouvements sociaux qui militent pour le droit à l’alimentation et la souveraineté alimentaire ? Comment et pourquoi sont-ils nés ? De quoi ont-ils besoin ? Comment peut-on les soutenir ? Cela peut mener à des réponses très vastes, c’est pourquoi nous avons avant tout, donné la parole à quelques mouvements sociaux importants qui luttent pour la souveraineté alimentaire, afin d’élaborer leurs propres réponses. FIAN Belgium leur est très reconnaissante d’avoir pris le temps et fait l’effort de répondre à ces questions, compte tenu du contexte actuel.

Puisse cette édition créer des liens, susciter la solidarité, donner du courage et engager de nouveaux dialogues.

Que cette édition soit avant tout une ode.
Bonne lecture !

L’équipe FIAN Belgium

Cliquez ici pour continuer vers le Sommaire