Mouvements sociaux et souveraineté alimentaire
Par Priscilla Claeys | chercheuse militante au Centre pour l’Agroécologie, l’Eau et la Résilience (CAWR), Université de Coventry & Présidente de FIAN International
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Pourquoi s’intéresser aux mouvements sociaux ?
Mon engagement pour le droit à l’alimentation prend racine aux Philippines, au début des années 2000. Grâce à Quinoa, j’y ai rencontré Ben Ramos de Peace Development Group (PDG), qui se battait pour le droit à la terre sur l’île de Negros. A mon retour, j’ai été engagée comme coordinatrice de FIAN Belgium, où j’ai pu, à mon tour, me battre pour la réforme agraire, le droit à l’alimentation et des systèmes alimentaires plus justes. Depuis, en tant que chercheuse et militante, j’ai observé combien les mouvements sociaux sont essentiels pour défendre et faire avancer les droits humains (au travers de ma thèse notamment). Les droits humains sont un idéal politique, une ligne rouge à respecter si on veut garantir et respecter la dignité de tou·te·s. Mais ils n’existent que s’ils sont revendiqués. C’est là surtout que les mouvements sociaux ont leur rôle à jouer.

Mais qu’est-ce qu’un mouvement social ?
La littérature sur le sujet est foisonnante. Selon celle-ci, un mouvement social a cinq dimensions. Il représente : 1) une action collective concertée, 2) en faveur d’une cause ou orientée vers le changement, 3) inscrite dans la durée, 4) avec un certain niveau d’organisation et 5) une dimension contestataire au-delà du dialogue institutionnel. Chacun de ces 5 éléments peut être questionné. Certains mouvements ont des objectifs de changement qui sont multiples, complexes ou sujets à débat. D’autres visent avant tout le changement individuel (comme les mouvements pour la sobriété volontaire ou une alimentation végétarienne) et leur dimension collective est moins visible. Certains mouvements ne sont pas pérennes dans le temps. D’autres rentrent dans des phases d’invisibilité, sans pour autant mourir. Certains sont transnationaux, quand d’autres sont organisés à des échelles très locales. Les stratégies de mobilisation ou les répertoires d’action varient également selon les contextes. La caractéristique la plus emblématique d’un mouvement social est sans doute de « descendre dans la rue ». Manifestations, protestations, actions de désobéissance civile, résistance quotidienne, le mouvement existe et se distingue de l’action d’autres acteur·ice·s (tels que des ONG) avant tout parce qu’il ne fait pas que du plaidoyer politique. Son action se déploie dans des canaux non-institutionnels. Il est force de changement car il exprime la volonté du “peuple”.
Comment décrypter un mouvement social ?
Plusieurs grilles de lecture existent pour analyser un mouvement selon que l’on s’appuie sur les théories françaises/européennes ou américaines. Le sociologue français Alain Touraine propose par exemple trois questions pour analyser un mouvement : quelle est l’identité collective qu’il construit ou qui l’anime ? Quel est son ennemi ou à quoi/qui s’oppose-t-il ? Quel est son objectif ou la vision du monde qu’il propose ? Si on prend les mouvements pour la souveraineté alimentaire, cette grille d’analyse donne : ce sont des mouvements de paysannes, de paysans, et des personnes qui travaillent la terre et les soutiennent (comme identité collective) [1] ; qui s’opposent à la libéralisation du commerce agricole et à l’industrialisation des systèmes alimentaires (l’agribusiness comme ennemi) ; et qui défendent l’agroécologie, la relocalisation et une rémunération digne pour toutes et tous ainsi que le droit à définir ses politiques agricoles et alimentaires (la souveraineté alimentaire comme vision). L’école américaine d’étude des mouvements sociaux va au contraire mettre l’accent sur trois autres questions. Quelles sont les structures de mobilisation du mouvement (son organisation, ses leaders, sa communication, ses alliés) ? Quelles sont les opportunités politiques qui peuvent être créées ou saisies ? Et enfin, comment sont formulées les revendications du mouvement ? Les opportunités politiques ou juridiques sont entendues comme des possibilités pour le mouvement d’obtenir des changements politiques ou législatifs au niveau local ou national : par exemple une nouvelle loi. Selon les périodes, le contexte institutionnel est plus ou moins ouvert au changement. Il appartient au mouvement d’identifier ou de créer des opportunités de transformation. Enfin, en ce qui concerne les revendications, il s’agit de se pencher sur le travail de cadrage ou “framing” réalisé par les activistes d’un mouvement, pour formuler leurs demandes dans un langage porteur et efficace, capable à la fois d’attirer de nouveaux membres et de convaincre. [2]
Encadré 1
L’approche basée sur les droits humains (ABDH) s’est développé dans les années 1990 comme une alternative à l’approche fondée sur les besoins. Elle marque une rupture avec la charité, qui était alors au cœur de l’action des ONG humanitaires ou de développement. L’ABDH voit les communautés affectées comme actrices et détentrices de leurs droits, et non plus comme des bénéficiaires. Elle insiste sur l’obligation - pour les États - de garantir les droits et de les mettre en oeuvre. Pour ce faire, elle se base sur 5 principes : la participation inclusive à la prise de décisions, la non-discrimination, la transparence, l’accès à l’information, et l’obligation de rendre des comptes (accountability). Le cadre international des droits humains et ses instruments juridiques sont au cœur de cette approche. Cela passe notamment par une identification des publics vulnérables ou affectés, ainsi qu’une mise en avant des inégalités de genre. L’ABDH s’appuie sur des notions déjà prônées dans le monde du développement comme celles d’empowerment, d’agency ou de participation. La pauvreté est définie, dans les grandes lignes, comme une violation des droits de la personne. Et il appartient aux pauvres, c’est-à-dire aux personnes dont les droits sont violés, de les revendiquer. Les gens ne sont plus perçus comme de simples récipiendaires de l’aide ou des personnes dans le besoin (comme dans l’approche par les besoins) mais comme des citoyennes et des citoyens. Des ONG comme Action Aid et Oxfam ont réorganisé leur action autour de ces principes, mais aussi des agences bilatérales de coopération au développement ou des agences des Nations Unies. Cette approche est aussi au cœur de l’approche portée par la Commission européenne dans ses partenariats internationaux ou sa stratégie “Global Gateway”. [3]Le développement par les droits humains, ça change quoi ? |
Les droits humains sont-ils utiles pour les mouvements sociaux ?
Les droits humains sont incontournables pour beaucoup de mouvements car ni les acteur·ice·s étatiques, ni les acteur·ice·s privés, n’aiment être accusés de violations des droits humains. Pointer du doigt, dénoncer des violations, c’est une arme puissante car ces droits ont été codifiés par l’ordre multilatéral qui a dominé depuis la sortie de la guerre froide. Le discours des droits humains va alors soutenir un travail de cadrage efficace, en apportant de la légitimité et une portée universelle aux revendications d’un mouvement. C’est là toute sa puissance. Pour un mouvement, les avantages de formuler des demandes en termes de droits incluent : une visibilité médiatique accrue, liée au fait que les droits humains sont une référence morale solide, un renforcement de la légitimité et un mise en coalition, facilitée par un ancrage commun dans un même discours, celui des droits humains. Le Forum Nyéléni de 2025, qui rassemble des activistes de tous les continents, pose ainsi la question de savoir si les droits humains peuvent être cet axe autour duquel s’organise la fameuse convergence des luttes pour la souveraineté alimentaire, dans une perspective intersectorielle et inter-sectionnelle. Ou si les droits humains occuperont une place moins centrale ou explicite dans les luttes.

Quelles sont les limites de l’approche par les droits humains pour les mouvements ?
Le risque avec cette approche, c’est de mettre l’accent sur les aspects techniques ou cosmétiques des droits humains. Cela peut déplacer la lutte vers des enceintes juridiques et mener à une dépendance envers un petit groupe d’expert·e·s, voire une forme de démobilisation (plus besoin d’aller dans la rue vu qu’on mène une bataille juridique). Dans certains contextes, les droits peuvent aussi être perçus comme impraticables, vu l’accent mis sur le rôle de l’Etat, et le nombre d’États faibles ou défaillants. Les droits peuvent encore être rejetés, s’ils sont perçus comme une imposition coloniale ou extérieure. L’enjeu pour les mouvements qui veulent utiliser les droits va donc être de s’emparer de ce discours tout en le contestant. La Via Campesina est un exemple fort d’un mouvement qui est parvenu à formuler des revendications ancrées dans des droits nouveaux, qui répondent aux besoins de la lutte paysanne et ressemblent à la vision du monde portée par ses protagonistes. Alors que l’on avait toujours analysé l’utilisation des droits humains selon une trajectoire top down qui envisageait l’adaptation locale des concepts juridiques globaux (ce que l’anthropologue du droit Sally Engle Merry a appellé la « vernacularisation ») [4], les paysannes et paysans ont fait de la “vernacularisation à l’envers” [5]. Ce faisant, ils et elles se sont affirmés comme faiseurs de droits, agissant à part entière dans la fabrication du droit.
En quoi les droits des paysan·ne·s sont-ils des nouveaux droits ?
Au cœur du projet de souveraineté alimentaire se trouve un discours fort sur les droits humains : ils doivent être collectifs, multi-culturels, non-étatiques, ce qui en fait un vrai outil de contestation. La Déclaration des droits des paysan·ne·s de 2018 [6] est en ce sens, un texte juridique révolutionnaire, fruit des luttes paysannes, qui consacre le droit à la terre, aux semences, à la souveraineté alimentaire comme des droits individuels et collectifs, ancrés dans le droit international et dans les luttes locales. Ces droits revendiqués et formulés par les peuples sont centraux dans la lutte pour des systèmes alimentaires justes et équitables. Les prendre au sérieux, c’est les utiliser comme guide, mais pas de manière dogmatique. En ce sens, les mouvements paysans dépassent le cadre parfois étroit de l’approche du développement par les droits (voir encadré 1).

FIAN fête ses 40 ans… en 2026.
Cette grille de lecture est utile pour comprendre l’onde de choc créée par l’émergence du mouvement pour la souveraineté alimentaire au milieu des années 1990. Elle a été l’occasion, pour FIAN International de se réinventer. FIAN a été créée en 1986 sur le modèle d’Amnesty International, afin d’inclure les droits économiques sociaux et culturels dans le mandat de l’organisation. Pendant longtemps, les modes d’action de FIAN ont été ancrés dans la solidarité internationale mais aussi dans le paradigme impérialiste de l’action humanitaire. [7] Nous utilisions le droit à l’alimentation pour défendre le droit collectif des communautés rurales à rester sur leur terre, face aux projets miniers et extractifs, ou à la privatisation des terres. Mais notre siège, notre secrétariat international, nos sources de financement, nos expert·e·s et juristes étaient issu·e·s du Nord Global, et nos missions d’enquête n’échappaient pas au piège de l’arrogance occidentale. L’arrivée de La Via Campesina sur la scène internationale, avec son paradigme alternatif de souveraineté alimentaire et sa revendication de droits nouveaux, a été l’occasion pour FIAN de se repositionner. Nous avons recentré notre travail sur l’appui aux luttes et aux mouvements paysans comme éléments essentiels de notre théorie du changement. Cela implique la mise en réseau, l’apport d’expertise technique, et la facilitation de processus par le biais de méthodologies horizontales et féministes. Nous nous sommes rapprochés des mouvements paysans pour devenir une ONG alliée (voir encadré 2) et faciliter leur accès auprès des institutions (nationales, régionales et onusiennes).
En parallèle, nous avons initié un travail de réancrage, dans nos territoires du Nord global, pour construire une solidarité internationale qui soit incarnée dans nos engagements locaux. Nous avons ouvert notre champ d’action à de nouvelles thématiques (digitalisation, crise climatique, injustices de genre dans une perspective intersectionnelle) tout en nous affranchissant un peu de notre identité agraire, pour mieux travailler la problématique de la précarité en milieu urbain et la (mal)nutrition, notamment avec le projet de sécurité sociale de l’alimentation. Nous avons aussi développé notre travail en coalition et en réseau. Nous avons ouvert le gigantesque chantier de la décolonisation de nos modes d’organisation, méthodologies et approches. Tout en continuant d’exiger une interprétation progressiste, féministe, des droits humains. Et c’est quand nous avons pu mettre en exergue la dimension extra-territoriale de certaines violations et la responsabilité des acteur·ice·s privés (en dénonçant les agissements d’entreprises basées dans nos pays notamment), que nous avons été les plus efficaces dans nos actions. Nous ne sommes donc pas un mouvement social mais nous en avons de plus en plus la culture : nos modes d’action sont de plus en plus ancrés dans la désobéissance civile, nous soutenons les mouvements pour la souveraineté alimentaire, mais nous sommes aussi des acteur·ice·s politiques à part entière, porteurs de changement social (voir encadré 2).
Encadré 2
Au cours des dernières décennies, de nombreuses ONG (dont FIAN) ont revu leur rôle pour se repositionner en soutien direct aux mouvements. Considérer les mouvements comme les vecteurs les plus efficaces de changement social, fait désormais partie de leur théorie du changement. Les ONG dites “alliées” jouent des rôles cruciaux de soutien, de facilitation, d’appui technique ou logistique dans le mouvement pour la souveraineté alimentaire. Elles peuvent aussi apporter un éclairage critique, par exemple en amenant la perspective des personnes qui pour différentes raisons, ne sont pas organisées ou sont exclues du mouvement ; ou en questionnant, avec bienveillance, certains processus ou certaines décisions qui ne semblent pas congruents avec les objectifs ou valeurs du mouvement. En ce sens, elles sont tour à tour le bâton de marche et le caillou dans la chaussure. Les ONG alliées font partie intégrante du mouvement mais sont considérées comme un secteur (constituency) à part. Elles peuvent être mises à l’écart de certaines discussions, car elles sont considérées comme privilégiées. Certains espaces de discussion - lors de forums internationaux ou dans des espaces de négotiation comme le mécanisme de la société civile CSIPM [8] auprès du Comité pour la sécurité alimentaire de l’ONU - seront réservés uniquement aux membres d’un secteur (mouvement paysan ou travailleur·euse·s agricoles par exemple) pour s’assurer que seuls les “vrais” acteur·ice·s du mouvement soient au cœur des décisions stratégiques et des prises de parole publique. Mouvement social ou ONG, pourquoi faire la différence ? |
Quel futur pour les droits humains ?
Dans un contexte géopolitique ultra-mouvant, le régime des droits humains se trouve aujourd’hui questionné dans ses fondations : son rapport aux institutions onusiennes. Les deux dernières décennies ont vu les mouvements sociaux, aux côtés des ONG, investir une énergie considérable dans des processus de gouvernance globale traitant de la sécurité alimentaire, mais aussi de la biodiversité et du changement climatique. Qu’avons-nous obtenu ? Appris ? Quelles alliances avons-nous forgées ? Quelles lignes avons-nous fait bouger ? Faut-il continuer à participer et faire entendre nos voix dans ces enceintes internationales ? À y porter la voix des droits humains face à l’hypocrisie des États occidentaux, dans leur application et leur utilisation impérialiste de ce discours ? Les coupes drastiques dans les financements de l’aide humanitaire américaine ont créé une onde de choc. Certain·es y voient l’occasion de faire émerger des alternatives locales, agroécologiques [9], notamment en Afrique où la dépendance à l’aide reste forte. Ou en appellent à des financements accrus pour la protection sociale. [10] Mais réussirons-nous à construire un ordre global décolonial, plus juste, plus horizontal ?
Les propositions de la réforme UN80 [11], qui proposent de consolider le système onusien pour le rendre plus efficace et moins coûteux, sont insuffisantes. Il importera aux mouvements de réfléchir au type d’ordre mondial alternatif : comment promouvoir un multilatéralisme participatif [12], horizontal, qui soit une vraie alternative à l’impérialisme masculiniste, guerrier et défensif qui nous assaille au quotidien ? On observe la montée d’un discours décomplexé sur l’aide “transactionnelle”, notamment dans le cadre de la stratégie européenne Global Gateway. [13] Aide contre contrôle migratoire, aide contre gestion des conflits, aide contre minéraux critiques et transition verte. Aucune réparation pour les dommages causés par la colonisation ou d’annulation effective de la dette extérieure illégitime des pays colonisés. Quels droits porter et proposer dans ce contexte ? Le glissement vers des droits humains, eux aussi, transactionnels se fait déjà sentir : droits humains et égalité des genres (Françoise Vergès parle de féminisme civilisationnel au service du projet colonial) [14] sont utilisés par la Commission européenne comme moyen d’accéder aux territoires des peuples autochtones, riches en biodiversité et en ressources stratégiques. Les droits humains sont dangereux quand ils sont utilisés pour légitimer le complexe capitaliste extractiviste au pouvoir.
Il faut replacer les droits humains au cœur d’une réflexion forte sur un autre système économique, une autre relation à la nature, au vivant, au temps et à nous-mêmes.
À nous de continuer à faire des droits humains des outils émancipateurs, ancrés dans une conviction anti-coloniale, féministe, anti-capitaliste et au service des mouvements sociaux. C’est autour de la terre que se joueront, plus que jamais, les luttes de demain. Droit à la terre [15], droits collectifs au territoire et à l’autodétermination, droit à dire non, restent des outils de lutte puissants. Mais des convergences fortes restent à construire. Les approches basées sur les droits de la nature sont prometteuses car elles sont moins anthropocentriques, et replacent la participation citoyenne au centre, par exemple en instituant des comités citoyens comme représentants d’une rivière [16]. Les communs, l’économie sociale et solidaire, l’économie du care offrent aussi des alternatives porteuses à notre économie de marché destructrice. Il faut replacer les droits humains au cœur d’une réflexion forte sur un autre système économique, une autre relation à la nature, au vivant, au temps et à nous-mêmes. Ne pas détacher les droits humains d’une prise en compte sérieuse de nos obligations face à la terre qui nous fait vivre, à l’instar des peuples autochtones.
Quel rôle pour la recherche ?
Face à ces enjeux, je tente encore et toujours, en tant que chercheuse militante, de produire des savoirs qui contribuent au changement social, et soient directement utiles aux luttes. Cela suppose la construction d’un ancrage auprès d’un mouvement ou groupe marginalisé ; la co-production des connaissances par des méthodes de recherche horizontales ; et l’alimentation bienveillante de la réflexion stratégique des mouvements dans lesquels je m’insère. Faire de la recherche solidaire est avant tout un engagement relationnel : prendre des notes, traduire, faciliter, protester, porter une critique constructive, aider à organiser… jusqu’à ranger les chaises ou « faire la vaisselle ». Cette diversité d’actions rappelle que la frontière entre « penseuse » et « actrice » est souvent illusoire ou mal comprise. [17] L’essentiel est ailleurs : il s’agit d’orienter des ressources (argent, temps, soutien) vers les luttes qui en ont besoin, et de nourrir l’inspiration mutuelle entre savoirs et actions, entre spiritualité [18] et activisme. À l’heure où crises climatique, alimentaire et sociale s’entrelacent, où les génocides tuent, la coopération entre chercheurs et chercheuses, activistes et communautés locales est plus cruciale que jamais. Ensemble, nous pouvons inventer de nouvelles manières de défendre et de renforcer les droits humains, depuis la base.
Le contenu de cette publication peut être cité ou reproduit, à condition que la source de l’information soit mentionnée. L’éditeur aimerait recevoir une copie du document dans lequel ce contenu est utilisé ou cité. Citation recommandée : FIAN Belgium. 2025. « Graines de résistance. Quand les mouvement sociaux luttent pour la souveraineté alimentaire. », Bruxelles.
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