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2. September 2022
Réseaux - Occupons le terrain

Retours du Festival Espéranzah!

Cette année, Occupons le Terrain était au centre de la thématique du festival Esperanzah ! FIAN y était bien sûr - avec les Brigades d’Actions Paysannes - pour soutenir l’essor des collectifs en lutte contre des projets destructeurs des territoires et de leurs ressources. Au centre des discussions, la thématique de l’espace public : appartient-il vraiment à tous et toutes? 🤨 Retour sur quelques moments forts du festival.

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[VIDEO] OLT à Espéranzah!

Une petite vidéo concoctée par l’équipe de Canopéa (anciennement IEW) pour vous mettre dans l’ambiance et aborder les contours de l’action d’OLT :

OLT sur Radio Espéranzah!

Steph d’Occupons le terrain et Alex de Stop Alibaba & co était sur les ondes de Radio Esperanzah! : l’occasion d’aborder les enjeux d’aménagement du territoire, les dynamiques des luttes, le Stop Béton, de partager les expériences, faire des croisements, parler des dynamiques et de ce qui fédère ces différentes initiatives collective, pour au final.. faire mouvement !

A réécouter ci-dessous ou sur le site de Radio Epséranzah!

Occuper le terrain, c’est…

Se réapproprier l’espace public, c’est une manière d’occuper le terrain ! Mais que signifie « occuper le terrain » ? Avec l’outil d’animation "porteur.euse.s de parole" OLT engage le débat avec le grand public et les festivalier.ère.s et met en lumière la diversité d’actions et de concepts que l’expression évoque [1] :

  • Au sens propre du terme, c’est prendre sa place, prendre la place. Cela peut parfois avoir un sens négatif (« s’accaparer la place des autres » pour montrer qu’on est là). Mais pour la plupart des personnes interrogées, c’est avant tout reprendre sa juste place d’humain, comme partie de système universel et non comme les maîtres ou maîtresses de la planète.
  • C’est aussi s’affirmer, être soi-même, prendre sa place en tant que personne, reprendre ce qui nous appartient.
  • C’est également oser s’exprimer, se faire voir/entendre, être visible dans l’espace public. C’est vivre un territoire, se sentir appartenir à un lieu.
  • C’est sans conteste une attitude de non-soumission : pousser comme une « bonne mauvaise herbe », dans les failles, construire son autonomie, revendiquer des droits, oser dire « non ».
  • C’est par ailleurs une manière de lutter, pas seulement pour soi-même mais pour le bien commun : prendre en compte les enjeux écologiques et sociaux, se rassembler pour défendre les communs, sauver l’habitabilité de la planète, préserver la biodiversité, faire entendre les voix de ceux qui n’en ont pas (qu’ils soient humains ou animaux), réaffirmer notre volonté de vivre dans un monde meilleur, plus juste et équitable, occuper sans dominer, s’imposer sans oppresser, préserver ce qui est légitime, ne pas laisser les idées arbitraires et fascistes s’immiscer dans nos luttes.
  • C’est encore créer d’autres possibles, proposer autre chose que le « caca-pipi-talisme », apporter un autre point de vue, faire émerger d’autres manières de faire vivre nos territoires autrement que par des projets prédateurs pour le vivant humain et non-humain.
  • C’est pour certains s’engager dans une lutte, rejoindre un collectif, gueuler, s’indigner, défendre, résister, agir, réclamer, emmerder les promoteurs et spéculateurs en les empêchant d’imposer leur vision des territoires, dénoncer l’anarchie immobilière, refuser les projets nuisibles, montrer qu’il y a de la résistance, militer pour le « Stop Béton ! ».
  • C’est entre autres soutenir et fédérer, en créant du lien, en mettant en réseau, en organisant des luttes collectives, en y contribuant par la communication, des échanges de bons procédés, une aide administrative.
  • C’est en même temps l’occasion de rencontrer « en vrai » Jean Peltier, l’auteur du Manuel de résistance aux projets inadaptés, imposés et nuisibles.
  • C’est clairement occuper le terrain juridique, entreprendre des actions en justice contre des projets destructeurs.
  • C’est indispensablement occuper le terrain médiatique, communiquer sur le web et les réseaux sociaux, distribuer des flyers, faire connaître les luttes en en parlant autour de soi.
  • C’est surtout occuper son propre espace mental pour rester acti.f.ve.s et ne pas désespérer en regardant l’état du monde.
  • C’est d’autre part se réapproprier sa santé, vivre sainement, produire sa propre nourriture, bien manger, « occuper l’assiette ».
  • C’est finalement participer à des projets d’agriculture urbaine, organiser l’entraide sociale, dé-consommer, acheter local. C’est occuper le terrain des terres rares en utilisant des logiciels libres pour lutter contre l’obsolescence programmée du matériel informatique.
  • C’est sans équivoque contribuer au développement et à la connaissance de la biodiversité : créer des prairies fleuries, installer des nichoirs, planter des arbres, faire pousser, préserver le sol qui est notre plus grande richesse, faire connaître les espaces naturels menacés et les bestioles qui y vivent.
  • C’est enfin occuper l’espace, physiquement, en construisant et en aménageant des habitats alternatifs (éco-lieux, tiny houses, kerterres) ou en créant des ZAD (zones à défendre : occupation permanente d’un lieu pour empêcher un projet destructeur).
  • C’est en fait occuper l’espace public par des flashmobs, des manifestations, des blocages, des détournements de publicités, des visites guidées et des conférences sur la décolonisation de l’espace public, interpeller les gens, poser des questions et faire de la fête une manifestation sauvage.

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