Leider ist dieser Text nicht auf Deutsch verfügbar. Originaltext: fr
29. Oktober 2015
Communiqué de presse

Élection de la Belgique au Conseil des droits de l’Homme des Nations-Unies

Communiqué de presse – Élection de la Belgique au Conseil des droits de l’Homme des Nations-Unies

Bruxelles, 28 octobre 2015 – FIAN Belgium se réjouit de l’élection de la Belgique comme membre du Conseil des droits de l’Homme des Nations-Unies pour la période 2016-2018 et invite la Belgique à renforcer son engagement en faveur des droits économiques, sociaux et culturels, en particulier dans les travaux en cours visant l’élaboration d’une Déclaration sur les droits des paysans et d’un Traité contraignant sur les entreprises et les droits de l’Homme.

Ce 28 octobre, l’Assemblée générale des Nations-Unies devait élire 18 nouveaux Etats-membres au Conseil des droits de l’Homme (sur les 47 sièges disponibles), pour un nouveau mandat de 3 ans débutant en 2016. La Belgique avait présenté sa candidature pour l’un des 3 sièges vacants dans le « groupe des pays d’Europe de l’Ouest et autres pays ». FIAN Belgium se réjouit de cette élection, même si les résultats des votes ne faisaient pas de doute, étant donné que seuls 3 pays européens avaient déposé leur candidature (Belgique, Allemagne et Suisse). « La candidature de la Belgique n’en démontre pas moins l’engagement de la Belgique en faveur des droits humains au niveau international » déclare An-Sofie Leenknecht, présidente de FIAN Belgium.

Dans sa lettre de candidature, la Belgique définit ses engagements en faveur des droits humains tant au niveau interne que sur le plan international. La Belgique y définit également les priorités qu’elle entend faire avancer durant son mandat au Conseil, telles que : l’abolition de la peine de mort ; la violence contre les femmes dans les conflits et la protection des enfants dans les conflits ; la liberté de la presse ; etc.

FIAN Belgium félicite la Belgique pour ses engagements mais insiste pour que la Belgique renforce son implication en faveur des droits économiques, sociaux et culturels, qui restent bien souvent traités comme des droits de seconde zone par les États européens. FIAN Belgium demande notamment que la Belgique s’engage de manière constructive dans les travaux actuellement en cours visant à élaborer une Déclaration pour les droits des paysans. La Belgique de même que les autres Etats européens s’étaient opposés à la création d’un groupe de travail sur les droits des paysans en 2012. « C’est incompréhensible lorsqu’on sait que 70 à 80 % des personnes qui souffrent d’extrême pauvreté et de la faim sont des petits paysans » s’exclame Florence Kroff, coordinatrice de FIAN Belgium. De même les Etats européens se sont opposés en bloc à la proposition d’élaborer un Traité contraignant sur les entreprises et les droits de l’Homme. « Un tel traité est pourtant la seule manière de combler les lacunes du droit international pour lutter contre les abus des entreprises transnationales », précise Manuel Eggen, chargé de plaidoyer chez FIAN Belgium.

FIAN Belgium encourage la Belgique a faire preuve d’engagement sur ces dossiers sous peine de décrédibiliser la position des Etats européens dans les enjeux de droits humains au niveau international.