Le rôle joué par le gouvernement, les banques et les entreprises belges dans la ruée mondiale sur les terres est indéniable. C’est ce que dénoncent le CNCD-11.11.11, 11.11.11, AEFJN, Entraide & Fraternité, FIAN Belgique, Oxfam et SOS Faim dans un rapport basé sur des cas précis pour étayer ce constat. Les ONG adressent des recommandations à la Belgique afin de lutter contre ce phénomène qui met en péril la vie de dizaines de millions de paysans.
« La Belgique finance des activités qui contreviennent à sa politique nationale de coopération et se rend complice d’acquisitions de terres à large échelle à travers des financements multilatéraux. Elle va à l’encontre de ses obligations en matière de droits humains et en matière de cohérence des politiques pour le développement », indique Manuel Eggen de FIAN Belgique.
L’ampleur du phénomène est considérable : depuis 2000, plus de 200 millions d’hectares (65 fois la Belgique) sont concernés par les acquisitions de terres (5 000 à plus de 500 000 ha) dont une grande partie en Afrique. Les populations locales, dépendantes de l’agriculture, en sont les principales victimes. Cet engouement foncier s’explique par la raréfaction de la terre (croissance démographique, surconsommation, urbanisation) et par la valeur refuge que constitue la terre depuis la crise des valeurs boursières.
« Lutter contre ces acquisitions exigent l’adoption de mesures contraignantes et cohérentes à l’échelle des politiques belges et européennes concernées. La Belgique doit contrôler les activités financières et les entreprises liées à son pays. Elle doit aussi modifier les politiques énergétiques, agricoles et commerciales européennes qui favorisent le phénomène d’acquisition des terres » estime Stéphane Parmentier d’Oxfam Solidarité.
Le rapport met en avant plusieurs cas dans lesquels la Belgique joue un rôle primordial.
Téléchargez le rapport « Les responsabilités belges dans les acquisitions de terre à l’étranger » : ici
Contact presse :
Manuel Eggen, chargé de projets à FIAN Belgium : 02/640.84.17.
Stéphane Desgain, chargé de recherche au CNCD-11.11.11 : 02/250.12.64 et 0475/76.90.61.